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À lire absolument !

betty-1.jpgBetty, d'Arnaldur Indriðason, est sorti en France en octobre dernier aux éditions Métailié.
Vous connaissez peut-être déjà la série policière d'Indriðason qui met en scène le commissaire Erlendur et ses acolytes Elínborg et Sigurður Óli ?
Alors vous allez faire connaissance avec de tout nouveaux personnages et je suis prête à parier que vous serez agréablement surpris par la capacité de renouvellement de cet écrivain.
Mais si vous n'êtes pas des familiers de la série, Betty est l'occasion parfaite pour pénétrer l'univers de mon écrivain islandais préféré.
Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus : je risquerais de gâcher votre plaisir.

Alors faites-moi confiance, et bonne lecture !

D'autres livres dans la rubrique Littérature / Bokmenntir

Arnaldur Indridason, La muraille de lave (2012)

Le dernier roman d'Arnaldur Indridason est sorti le mois dernier... J'ai hâte de le lire !

D'autres livres islandais dans la rubrique Littérature / Bokmenntir !

En attendant...


En attendant mon post sur le Festival Air d'Islande 2011, une petite vidéo...

Une expérience à partager...

Je suis allée en Islande à l'occasion de ma lune de miel en août 2003. J'ai été tellement touchée par cette île magnifique et mystérieuse que je n'ai qu'une idée en tête : y retourner ! Evidemment, il faudrait que je me mette à jouer au loto pour espérer me payer une nouvelle fois un séjour sur ce petit bout de terre... Il y a aussi la solution rationnelle (faire des économies), mais là, ce n'est pas trop la spécialité de la maison !!! Alors, je dévore les bouquins traduits en français (sagas, romans, livres pour enfants), j'apprends quelques rudiments d'islandais, j'essaye de traduire les chansons de Björk,... Récemment, je me suis replongée dans mon journal de bord. Et tout à coup, je me suis retrouvée sur mon île volcanique. Alors je me suis dit : "Tiens, ça peut p'têt intéresser quelqu'un tout ça ! Une personne passionnée comme moi voudrait peut-être partager cette expérience..."

Alors c'est parti, je me lance ! Bon voyage !

Dimanche 3 août 2003

Nous arrivons enfin en Islande après un retard d'avion de 2 heures. Nous survolons la côte sud et nous découvrons un petit échantillon de ce qui nous attend en bas : c'est d'abord un glacier qui nous saute aux yeux, puis les côtes noires et déchirées ; ensuite viennent les champs et les habitations éparpillées qui nous paraissent minuscules ; enfin nous découvrons un nombre impressionnant de cours d'eau dont certains sont immenses.

Nous amorçons la descente sur Keflavik : l'aéroport n'est pas très grand, mais il est entouré de terrains sans fin qu'il partage avec l'aéroport militaire. Nous changeons notre monnaie et nous retrouvons avec 67000 couronnes islandaises ! Nous récupérons nos (lourds et nombreux) bagages et sortons sans problème, malgré la nourriture que nous avons ramenée de France : à vrai dire, nous sommes dimanche, il est 17 heures, et les responsables n'ont pas l'air d'être intéressés par ce que nous voulons déclarer !

Nous nous retrouvons dans l'entrée où nous n'entendons encore que des voix françaises. Les groupes se forment autour des guides qui les attendent avec un petit panneau à la main. Malheureusement, personne ne semble être là pour nous. Après quelques minutes, nous nous décidons à interroger une islandaise qui tient un guichet dans le hall d'entrée. Juste à ce moment, un guide réapparaît ; il s'était apparemment occupé d'un groupe avant de s'occuper de nous. Il nous emmène dans un minibus et nous distribue tous les papiers nécessaires. Premier soulagement : nous comprenons à peu près ce qu'il nous raconte !

Il nous emmène ensuite à l'entrée de Reykjavik (à une cinquantaine de kilomètres de l'aéroport), dans une guesthouse charmante. En fait, il s'agit presque d'un hôtel : il y a de grandes chambres, un coin télé-salon et des sanitaires communs (douche+toilettes+lavabos). Exténués, nous nous allongeons et dormons environ 1h30.

Quand nous nous réveillons (vers 20h30, 21h), nous décidons d'aller explorer Reykjavik. Nous sommes assez éloignés du centre ville, mais tant pis ! Nous avons un petit plan, mais nous nous repérons facilement grâce à l'église qui s'élève en plein centre. Depuis le chemin que nous empruntons, il y a une vue magnifique et irréelle de Reykjavik : on aperçoit juste derrière les maisons une immense montagne noire au pied de laquelle il y a de la fumée... Il fait très beau, la vue est dégagée et la lumière est douce et feutrée...

Nous nous dirigeons vers la mer. Tenaillés (!) par la faim, nous nous décidons à manger dans un petit snack local AKTU TAKTU. Le premier contact avec les Islandaises est plutôt agréable. Leurs sandwiches sont plutôt bons. Il y a des carafes d'eau avec glaçons à côté des habituelles serviettes et pipettes de nos MacDo ou Quick. On peut se servir à volonté.

En sortant, le temps s'est rafraîchi. Malgré cela, nous allons découvrir l'église et repérer la Guesthouse Aurora. Il est déjà tard et nous ne voulons pas déranger la propriétaire. Nous reprenons donc le chemin de la Guesthouse Duna. Le soleil se couche lentement...

Lundi 4 août 2003


Afficher Mon Islande, 1° jour sur une carte plus grande

Ce matin nous devons prendre possession de notre voiture. Nous nous tenons prêts pour 8h30, mais notre "chauffeur" arrive presque 1 heure plus tard ! Nous l'excusons facilement car apparemment il a dû récupérer d'autres personnes avant nous, et c'est le week-end des commerçants : normalement tout est fermé pendant 3 jours... Il nous emmène à la périphérie de Reykjavik et nous découvrons une bonne surprise : nous avons une voiture plus grande que prévu ! Ce n'est pas plus mal car il faut caser tous nos sacs. Une fois les clefs en main, il nous faut un peu de temps pour nous familiariser avec la signalisation routière... Quelques tâtonnements pour sortir de Reykjavik, et c'est parti !

Nous nous dirigeons vers Hveragerdi. Nous commençons à monter un peu en altitude. Un peu avant le village nous nous arrêtons sur un petit promontoire d'où nous avons un beau point de vue : le village en contrebas, les montagnes sur notre gauche avec leurs étranges fumées et leurs petites cascades, et à droite la mer. C'est magnifique !

Par contre, le soleil est encore caché et le vent qui souffle est glacial... Je me retrouve habillée comme en plein hiver : 2 pulls, 1 manteau, 1 bonnet et 1 paire de gants !!! Quel look ! Puis nous descendons vers le village et nous dirigeons vers Selfoss pour faire nos premiers achats : 1 bouteille de gaz et 3 bouteilles d'eau islandaise ! Nous en profitons pour jeter un coup d'oeil à l'église de l'autre côté du pont et nous constatons que le courant est très fort !

Après cette petite liberté prise dans notre programme, nous suivons les conseils du roadbook et nous nous dirigeons vers Kerid. C'est un cratère qui renferme maintenant un petit lac. Il y a peu de touristes à cet endroit et nous prenons notre temps pour apprécier ce paysage splendide. Nous descendons au bord du lac par un petit chemin et A. aperçoit des poissons et des algues dans l'eau transparente. C'est un petit coin apaisant dans un cadre plutôt désolé...

Enchantés, nous poursuivons vers Geysir. En chemin, nous croisons un panneau indiquant un site à visiter : il s'agit d'une petite cascade. Nous décidons de manger ici mais suite à un problème avec la bouteille de gaz, nous repartons le ventre vide...

C'est vite oublié lorsqu'on aperçoit le jaillissement de Strokkur en arrivant en voiture. Là encore nous prenons notre temps pour savourer cet instant magique. Quand Strokkur jaillit, le bruit est impressionnant.

On voit l'eau retomber puis réintégrer le trou qui s'était vidé. Bientôt l'eau remonte et se gonfle de temps en temps jusqu'à exploser de nouveau. On dirait une casserole géante !

Nous allons également voir le grand-père Geysir qui est endormi. Il est au moins trois fois plus grand que Strokkur et nous ne pouvons pas nous approcher très près : le périmètre de sécurité est beaucoup plus large et nous laisse imaginer la puissance du jaillissement !!!

Nous retournons vers Strokkur pour essayer de faire une photo ; à ce moment une pauvre touriste bien sagement assise sur un banc se fait arroser par les retombées d'eau : le vent lui a joué un mauvais tour ! Puis nous allons acheter quelques cartes postales. Le vendeur est tout étonné que nous lui disions bonjour en islandais... Du coup, lorsque nous repartons il nous lance certainement une formule de politesse en islandais... que nous ne comprenons pas ! Mais ce n'est pas grave, c'est génial !

Nous reprenons la route, direction : Gullfoss. Depuis le parking, nous apercevons un véritable nuage de fumée... en fait, c'est de l'eau : le k-way va nous être bien utile ici. La chute est énorme ! et nous pouvons nous approcher assez près. Les forces de la nature nous sautent aux yeux, tout est démesuré et nous nous sentons tout petits.

Fatigués par tant d'émotions nous reprenons la route vers le parc national de Thingvellir. Là, nous faisons notre première expérience de la piste islandaise ! Jusque là nous étions restés sur la route goudronnée (n°1). Nous sommes désormais sur la route (?!) n°365 qui non seulement n'est pas goudronnée mais également pas droite du tout: nous montons le col de Lyngdalsheidi !!! Après cette épreuve (!) nous sommes totalement exténués (surtout A.) et nous nous contentons d'observer le parc depuis la voiture. Nous apercevons tout de même les larges failles qui traversent le sol... Une fois de plus c'est impressionnant !

Un long chemin nous attend encore puisque nous décidons de longer le fjörd Hualfjördur au lieu de prendre le tunnel qui nous permet de l'éviter. Nous roulons donc au bord de l'eau pendant plusieurs kilomètres dans une atmosphère assez étrange : le ciel est bas et sombre, il y a de grandes montagnes tout autour de nous et les rares autochtones que nous rencontrons sont les moutons ! Nous passons devant de grosses cuves qui défigurent le paysage : apparemment ce sont des réserves de pétrole. Enfin nous atteignons la côte et le ciel s'éclaircit. Nous avons même droit à de beaux rayons de soleil pour longer le Borgafjördur et traverser le pont jusque Borgarnes. Nous nous arrêtons pour prendre de l'essence : nous avons déjà fait plus de 300 kilomètres ! Le gérant est très sympathique : il nous aide à choisir notre bouteille de gaz, puis nous offre le pain (parce que selon lui il date de la veille) et enfin, il nous manque 100 couronnes pour faire l'appoint, mais il nous dit que ce n'est pas grave et nous laisse partir ! La gentillesse islandaise nous surprend : nous ne sommes pas habitués en France !

Nous pensions dormir à Borgarnes même, mais nous découvrons que l'hôtel est encore à une trentaine de kilomètres d'ici ! Nous reprenons donc la route et nous retrouvons de nouveau dans un paysage de film : d'immenses étendues de lave recouverte de mousse verte, d'un vert très pâle.

C'est sur cette route que j'aperçois sur une pierre une petite maison peinte en rouge... certainement une maison d'elfe !!! Nous nous retrouvons dans la montagne. L'hôtel est à Bifröst, autant dire au milieu de nulle part ! Nous nous rendons compte que c'est une école aménagée en hôtel pour l'été : il y a les photos des élèves par promotion depuis 1955 ! Nous nous amusons bien à comparer les différentes modes... Les années 70 marquent particulièrement A. qui se fait un copain du nom de Palmi !!! TERRIBLE ! Il est tard et le restaurant ferme bientôt... Nous prenons notre matériel de campement et nous offrons un petit repas champêtre à côté du terrain de foot. La nourriture déshydratée n'est pas terrible et l'eau met un temps monstre à chauffer mais nous sommes affamés et le paysage est tellement beau ! Sur le terrain, des enfants (garçons et filles) jouent au foot. Un d'entre eux porte le maillot de Pirès ! D'un seul coup, nous entendons un grand "Magnifique" crié par un garçon qui vient de marquer un but. Transis de froid, nous rentrons faire notre petite vaisselle. Puis nous nous décidons à écrire quelques cartes postales : encore une grande partie de rigolade. La carte destinée à Henri est une grosse farce ! La télé marche à côté de nous... Nous allons enfin nous coucher. Malgré la présence d'un ronfleur dans la chambre d'à côté, nous nous endormons sans aucune difficulté !

Mardi 5 août 2003


Afficher Mon Islande, 2° jour sur une carte plus grande

Nous quittons Bifröst vers 9h00. Nous devons monter plusieurs cols et longer 3 fjörds. Nous nous arrêtons une dizaine de kilomètres plus loin pour photographier un site magnifique : la route traverse une sorte de désert de mousse verte baigné par les rayons du soleil et au loin s'élèvent 2 ou 3 montagnes au sommet desquelles on peut voir de la neige... une jolie cascade vient agrémenter cela : rien à ajouter !

Nous reprenons la route pour une bonne heure et nous nous arrêtons à Blönduos. Première étape : la poste où nous achetons quelques timbres de collection. Puis nous garons la voiture au bout du port et nous montons à pied vers un point de vue terrible. Nous surplombons le fjörd, en face l'autre rive est noire, l'eau est d'un bleu pur et le vent nous fouette le visage.

Trois chevaux viennent à notre rencontre mais ils se rendent vite compte que nous n'avons rien à leur proposer ! Au retour, ils nous ignorent royalement !

Nous repartons pour un long trajet. Nous ratons Vidimyri (route trop "galet-euse" ) et nous cafouillons un peu avant de trouver le musée architectural de Glaumbaer. On peut y visiter les maisons en tourbe recouvertes d'herbe. Les Islandais ont le goût du réalisme : ce sont de vrais jambons qui sèchent à l'air libre dans le cellier !!!

Enchantés et malgré les galets, nous décidons de retrouver Vidimyri, sans regret ! Il s'agit d'une petite église, elle aussi construite en tourbe et recouverte d'herbe : elle est toute mignonne.

Nous décidons d'y pique-niquer. Nous n'avons pas de chance car 2 cars de touristes arrivent successivement... Mais ils repartent vite et le soleil se lève. Une petite rivière coule juste à côté de nous... A. s'essaye au dessin pendant que je me mets à écrire. Moment de détente très apprécié !

Mais il faut reprendre la route pour une longue étape : 100 kilomètres dans les montagnes jusqu'à Akureyri... Mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Le ciel s'assombrit mais il ne pleut pas. La ville est assez grande et nous ne trouvons pas notre hôtel Edda : nous nous réfugions à l'office du tourisme... Après quelques détours (travaux) nous trouvons enfin et nous nous installons. Nous ressortons immédiatement pour une longue marche à pied. La rue commerçante est déserte : les magasins sont presque tous fermés. Les restaurants sont peu nombreux, peu attrayants (pas vraiment de spécialités) et plutôt chers. Suivant les recommandations du dépliant de l'office tourisme, nous allons vers le vieux port... qui est plutôt triste et pauvre. Mais deux petites filles nous accostent pour nous offrir des petites bougies qu'elles ont elles-mêmes décorées. Elles écarquillent les yeux quand on leur dit que nous sommes Français. Moment magique...

Puis nous nous mettons à la recherche du marchand de glace Brynja conseillé par une Islandaise sur Internet avant notre voyage. A. explique notre venue et il prend 1 litre de glace au chocolat ! Du coup, la vendeuse nous offre 2 petits pots de dégustation... Nous nous asseyons au bord de l'eau pour déguster notre dessert puis nous rentrons doucement à l'hôtel : une séance de cartes postales et la préparation du lendemain nous y attendent !

Mercredi 6 août 2003


Afficher Mon Islande, 3° jour sur une carte plus grande

Nous quittons Akureyri sous un épais brouillard qui s'épaissit encore lorsque nous traversons les montagnes. La route est assez longue et sinueuse jusqu'aux chutes de Godafoss. Là encore le spectacle est fabuleux. La puissance de l'eau est incroyable. Toutes les roches sont sculptées jusqu' à être transformées en sable à quelques endroits. Nous prenons encore de nombreuses photos.

Puis nous repartons pour quelques dizaines de kilomètres en direction du lac Myvatn. Encore peu de villages... Une nouvelle fois la route islandaise nous joue un tour. Cette fois, elle est en pleins travaux. Le début est praticable : il s'agit d'une sorte de sable marron ou d'une terre très friable qui fait que nous dégageons un énorme nuage de poussière. Puis, ça se corse ! Ce sont maintenant de gros cailloux. Nous hésitons : peut-être nous sommes-nous trompés de direction ? Un gros bulldozer est arrêté au milieu de la route. D'un seul coup un van Toyota nous passe devant et s'engage sans hésiter. Nous le suivons, il emprunte une piste plus douce située à côté de la route. Nous arrivons près des engins de chantier et le van s'arrête : ce sont des ouvriers qui en descendent ! Nous avons suivi un camion de chantier ! Tout confus, nous demandons à l'un d'entre eux si nous pouvons continuer : pas de problème ! En fait, ça leur semble normal... Nous sommes morts de rire !

Enfin nous récupérons la route normale goudronnée avec des marquages au sol. Et d'un seul coup, nous entendons comme des gouttes de pluie sur la pare-brise... Mais il ne pleut pas : ce sont les moucherons qui viennent s'écraser sur la voiture ! Ils sont très nombreux autour du lac Myvatn... Nous nous arrêtons à Skutustadir pour observer les pseudo-cratères.

Dès que nous sortons de la voiture, les moucherons nous assaillent ! C'est insupportable. Certaines personnes portent des casques avec des filets pour s'en protéger... Ce ne nous empêche pas d'admirer le paysage toujours aussi surprenant et magnifique.

Nous longeons ensuite le lac et nous découvrons un site extraordinaire : d'un côté il y a des champs de lave, de l'autre le lac entouré de verdure ! En plus, depuis que nous avons atteint le lac, les nuages ont disparu et il fait un temps splendide.

En continuant sur la route, nous apercevons au loin le volcan Hverfjall. C'est une véritable masse noire qui envahit le paysage ! Peu de temps après, nous passons par Reykjalid qui nous paraît peu intéressante. Nous préférons continuer : nous sommes pressés de découvrir la boue bouillonnante de Namaskard... Avant d'y arriver, nous apercevons les étranges montagnes ocres d'où s'élèvent par endroits des nuages de vapeur. Et au détour d'un virage, après une grosse usine bruyante et fumante, nous découvrons une étendue d'eau d'un blanc laiteux où se baignent quelques personnes ! Nous nous arrêtons. Apparemment, l'endroit n'est pas surveillé et il est bien précisé qu'on se baigne à ses risques et périls ! Nous nous contentons donc d'observer et de prendre quelques photos... L'odeur de soufre est très présente mais encore supportable. La pression de l'eau qui sort de l'usine sous forme de vapeur produit également un bruit terrible. Dans un petit coin de "l'étang" on entend un gros glougloutement : c'est de l'eau qui bout et à proximité, la terre bouge...

Nous repartons vers Namaskard, et là, le paysage est vraiment irréel ! Les couleurs sont fantastiques, de la vapeur d'eau sort du sol, le bruit est toujours là et l'odeur cette fois est insupportable ! Quel contraste avec la montagne d'en face, très verdoyante ! La boue glougloute partout... Nous en prenons plein les sens !

En face, on nous indique la caldera de Krafla. Nous pique-niquons près d'une rivière (dont l'eau est tiède) et de 3 moutons, toujours sous le soleil.

Avant d'arriver au volcan, nous passons devant une usine géothermique avec ses gros tuyaux bruyants qui courent le long des pentes.

Nous garons la voiture et nous engageons à la découverte de la caldera... Nous voyons beaucoup de marcheurs revenir, mais nous ne savons absolument pas ce qui nous attend derrière cette colline. Nous traversons un champ de lave. Puis nous atteignons un nouvel espace de marmittes de boue bouillonnante. Du noir et gris de la lave, nous sommes donc passés au jaune, blanc et orange... Le chemin continue et monte. D'un seul coup, nous nous retrouvons sur un champ de lave beaucoup plus noir que le précédent : il doit provenir de la dernière éruption.

Nous suivons donc le sentier qui chemine sur la lave et nous nous rendons compte qu'elle fume par endroits...

Tout est silencieux, nous entendons simplement les oiseaux qui volent au-dessus de nous. C'est un paysage vraiment étrange et nous trouvons fascinant de n'être entourés que de lave ! En redescendant vers la voiture nous ne pouvons que constater l'étrange contraste entre le noir de la lave et le vert de l'herbe qui pousse juste à côté...

Puis nous montons d'un cran encore et nous arrivons devant un nouveau cratère. Apparemment, il ressemble à celui de Kerid : il y a un lac à l'intérieur. Mais question taille, il y a une nette différence ! Celui-ci est beaucoup plus élevé et pas question de descendre au bord du lac : la pente est trop abrupte ! Il est possible de faire le tour du cratère... Vive le vertige ! C'est très dur pour moi d'avancer là-haut, mais j'y parviens quand même ! Au fond, la couleur de l'eau est magnifique : c'est le violet qui prédomine sur les bords, puis le jaune et au milieu tout est bleu turquoise...

Il y a encore d'autres marmittes de boue derrière, et également des cours d'eau "normale" entourés de verdure...

Toute cette marche nous a exténués. Nous décidons de trouver notre hôtel. Nous prenons 2 auto-stoppeurs en chemin et les déposons à Reykjalid. Pas de trace de notre hôtel, pourtant indiqué dans la région de Myvatn ! Au point Information on nous indique qu'en fait, c'est à 45 km d'ici (passe encore) vers... Akureyri ! C'est de là que nous arrivons ! Il faut donc refaire la route et reprendre notre "piste"... Heureusement, lorsque nous arrivons une bonne surprise nous attend : il y a une piscine dans l'hôtel. Aussitôt installés, nous nous précipitons donc vers la piscine (A. met quand même quelques paniers dans la salle de sport avant!). Comme indiqué, il faut se laver entièrement nu avant d'enfiler son maillot. Nous nous retrouvons donc dans une eau à 30°C, dehors, alors qu'il fait environ 11°C !!! C'est génial ! Et avec le paysage autour, c'est encore mieux... Nous prenons le dîner au restaurant. C'est très bon et ça fait du bien d'avaler un vrai repas !

Vendredi 8 août 2003


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Cette fois, nous quittons pour de bon cet hôtel... Dommage, nous y étions très bien ! Direction Husavik. Nous repassons devant le drôle de musée d'Ysafell (?) avec tous ces véhicules en exposition !!!

Husavik est un village très mignon niché dans un fjörd avec les montagnes enneigées en toile de fond. Nous visitons d'abord l'église (chauffée !), puis le musée (un peu fourre-tout), la bibliothèque située au même endroit et la librairie où nous pouvons admirer une jolie petite demoiselle qui apparemment adore faire du vélo !

En sortant de la ville nous empruntons une petite route qui nous permet de profiter d'un très beau point de vue sur l'île de Lundey. Après, plus rien ! L'horizon n'est plus du tout bouché. Là, nous voyons aussi une espèce de vieux camion entouré de bassins d'eau chaude... un panneau indique que c'est pour les personnes atteintes de psoriasis ou de maladies de peau... Terrible !

Nous reprenons la route vers la péninsule de Tjornes pour aller le plus près possible du cercle polaire.

Là nous découvrons un site fantastique et encore préservé. L'eau est pure et transparente : nous pouvons y voir des algues et des méduses. Tout est silence. Il n'y a que le vent et les cris des oiseaux. D'un seul coup, nous apercevons 1 macareux, puis 2, 3,... Nous essayons d'en prendre quelques uns en photo.

L'étape suivante est Asbyrgi et le fer à cheval (canyon du cheval d'Odin). C'est joli mais moins exaltant car le site est très fréquenté par les touristes et les promenades manquent un peu de sel !

Nous quittons rapidement l'endroit et nous nous engageons sur la piste difficile qui mène aux chutes de Hollargilfoss, Dettifoss et Selfoss. Là encore nous en prenons plein les yeux. C'est géant !

Nous reprenons une route très fatiguante jusqu'à notre hôtel (essentiellement de la piste). Nous nous arrêtons entre temps à Egillstadir pour acheter un peu de nourriture à grignoter : un mélange de crème fraîche et de légumes (Voga idyfa med Kryddblöndu), des chips Maarud et des gâteaux secs Kanilsnudar (Kex smidjan).

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