Akureyri

Mardi 5 août 2003


Afficher Mon Islande, 2° jour sur une carte plus grande

Nous quittons Bifröst vers 9h00. Nous devons monter plusieurs cols et longer 3 fjörds. Nous nous arrêtons une dizaine de kilomètres plus loin pour photographier un site magnifique : la route traverse une sorte de désert de mousse verte baigné par les rayons du soleil et au loin s'élèvent 2 ou 3 montagnes au sommet desquelles on peut voir de la neige... une jolie cascade vient agrémenter cela : rien à ajouter !

Nous reprenons la route pour une bonne heure et nous nous arrêtons à Blönduos. Première étape : la poste où nous achetons quelques timbres de collection. Puis nous garons la voiture au bout du port et nous montons à pied vers un point de vue terrible. Nous surplombons le fjörd, en face l'autre rive est noire, l'eau est d'un bleu pur et le vent nous fouette le visage.

Trois chevaux viennent à notre rencontre mais ils se rendent vite compte que nous n'avons rien à leur proposer ! Au retour, ils nous ignorent royalement !

Nous repartons pour un long trajet. Nous ratons Vidimyri (route trop "galet-euse" ) et nous cafouillons un peu avant de trouver le musée architectural de Glaumbaer. On peut y visiter les maisons en tourbe recouvertes d'herbe. Les Islandais ont le goût du réalisme : ce sont de vrais jambons qui sèchent à l'air libre dans le cellier !!!

Enchantés et malgré les galets, nous décidons de retrouver Vidimyri, sans regret ! Il s'agit d'une petite église, elle aussi construite en tourbe et recouverte d'herbe : elle est toute mignonne.

Nous décidons d'y pique-niquer. Nous n'avons pas de chance car 2 cars de touristes arrivent successivement... Mais ils repartent vite et le soleil se lève. Une petite rivière coule juste à côté de nous... A. s'essaye au dessin pendant que je me mets à écrire. Moment de détente très apprécié !

Mais il faut reprendre la route pour une longue étape : 100 kilomètres dans les montagnes jusqu'à Akureyri... Mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Le ciel s'assombrit mais il ne pleut pas. La ville est assez grande et nous ne trouvons pas notre hôtel Edda : nous nous réfugions à l'office du tourisme... Après quelques détours (travaux) nous trouvons enfin et nous nous installons. Nous ressortons immédiatement pour une longue marche à pied. La rue commerçante est déserte : les magasins sont presque tous fermés. Les restaurants sont peu nombreux, peu attrayants (pas vraiment de spécialités) et plutôt chers. Suivant les recommandations du dépliant de l'office tourisme, nous allons vers le vieux port... qui est plutôt triste et pauvre. Mais deux petites filles nous accostent pour nous offrir des petites bougies qu'elles ont elles-mêmes décorées. Elles écarquillent les yeux quand on leur dit que nous sommes Français. Moment magique...

Puis nous nous mettons à la recherche du marchand de glace Brynja conseillé par une Islandaise sur Internet avant notre voyage. A. explique notre venue et il prend 1 litre de glace au chocolat ! Du coup, la vendeuse nous offre 2 petits pots de dégustation... Nous nous asseyons au bord de l'eau pour déguster notre dessert puis nous rentrons doucement à l'hôtel : une séance de cartes postales et la préparation du lendemain nous y attendent !

Mercredi 6 août 2003


Afficher Mon Islande, 3° jour sur une carte plus grande

Nous quittons Akureyri sous un épais brouillard qui s'épaissit encore lorsque nous traversons les montagnes. La route est assez longue et sinueuse jusqu'aux chutes de Godafoss. Là encore le spectacle est fabuleux. La puissance de l'eau est incroyable. Toutes les roches sont sculptées jusqu' à être transformées en sable à quelques endroits. Nous prenons encore de nombreuses photos.

Puis nous repartons pour quelques dizaines de kilomètres en direction du lac Myvatn. Encore peu de villages... Une nouvelle fois la route islandaise nous joue un tour. Cette fois, elle est en pleins travaux. Le début est praticable : il s'agit d'une sorte de sable marron ou d'une terre très friable qui fait que nous dégageons un énorme nuage de poussière. Puis, ça se corse ! Ce sont maintenant de gros cailloux. Nous hésitons : peut-être nous sommes-nous trompés de direction ? Un gros bulldozer est arrêté au milieu de la route. D'un seul coup un van Toyota nous passe devant et s'engage sans hésiter. Nous le suivons, il emprunte une piste plus douce située à côté de la route. Nous arrivons près des engins de chantier et le van s'arrête : ce sont des ouvriers qui en descendent ! Nous avons suivi un camion de chantier ! Tout confus, nous demandons à l'un d'entre eux si nous pouvons continuer : pas de problème ! En fait, ça leur semble normal... Nous sommes morts de rire !

Enfin nous récupérons la route normale goudronnée avec des marquages au sol. Et d'un seul coup, nous entendons comme des gouttes de pluie sur la pare-brise... Mais il ne pleut pas : ce sont les moucherons qui viennent s'écraser sur la voiture ! Ils sont très nombreux autour du lac Myvatn... Nous nous arrêtons à Skutustadir pour observer les pseudo-cratères.

Dès que nous sortons de la voiture, les moucherons nous assaillent ! C'est insupportable. Certaines personnes portent des casques avec des filets pour s'en protéger... Ce ne nous empêche pas d'admirer le paysage toujours aussi surprenant et magnifique.

Nous longeons ensuite le lac et nous découvrons un site extraordinaire : d'un côté il y a des champs de lave, de l'autre le lac entouré de verdure ! En plus, depuis que nous avons atteint le lac, les nuages ont disparu et il fait un temps splendide.

En continuant sur la route, nous apercevons au loin le volcan Hverfjall. C'est une véritable masse noire qui envahit le paysage ! Peu de temps après, nous passons par Reykjalid qui nous paraît peu intéressante. Nous préférons continuer : nous sommes pressés de découvrir la boue bouillonnante de Namaskard... Avant d'y arriver, nous apercevons les étranges montagnes ocres d'où s'élèvent par endroits des nuages de vapeur. Et au détour d'un virage, après une grosse usine bruyante et fumante, nous découvrons une étendue d'eau d'un blanc laiteux où se baignent quelques personnes ! Nous nous arrêtons. Apparemment, l'endroit n'est pas surveillé et il est bien précisé qu'on se baigne à ses risques et périls ! Nous nous contentons donc d'observer et de prendre quelques photos... L'odeur de soufre est très présente mais encore supportable. La pression de l'eau qui sort de l'usine sous forme de vapeur produit également un bruit terrible. Dans un petit coin de "l'étang" on entend un gros glougloutement : c'est de l'eau qui bout et à proximité, la terre bouge...

Nous repartons vers Namaskard, et là, le paysage est vraiment irréel ! Les couleurs sont fantastiques, de la vapeur d'eau sort du sol, le bruit est toujours là et l'odeur cette fois est insupportable ! Quel contraste avec la montagne d'en face, très verdoyante ! La boue glougloute partout... Nous en prenons plein les sens !

En face, on nous indique la caldera de Krafla. Nous pique-niquons près d'une rivière (dont l'eau est tiède) et de 3 moutons, toujours sous le soleil.

Avant d'arriver au volcan, nous passons devant une usine géothermique avec ses gros tuyaux bruyants qui courent le long des pentes.

Nous garons la voiture et nous engageons à la découverte de la caldera... Nous voyons beaucoup de marcheurs revenir, mais nous ne savons absolument pas ce qui nous attend derrière cette colline. Nous traversons un champ de lave. Puis nous atteignons un nouvel espace de marmittes de boue bouillonnante. Du noir et gris de la lave, nous sommes donc passés au jaune, blanc et orange... Le chemin continue et monte. D'un seul coup, nous nous retrouvons sur un champ de lave beaucoup plus noir que le précédent : il doit provenir de la dernière éruption.

Nous suivons donc le sentier qui chemine sur la lave et nous nous rendons compte qu'elle fume par endroits...

Tout est silencieux, nous entendons simplement les oiseaux qui volent au-dessus de nous. C'est un paysage vraiment étrange et nous trouvons fascinant de n'être entourés que de lave ! En redescendant vers la voiture nous ne pouvons que constater l'étrange contraste entre le noir de la lave et le vert de l'herbe qui pousse juste à côté...

Puis nous montons d'un cran encore et nous arrivons devant un nouveau cratère. Apparemment, il ressemble à celui de Kerid : il y a un lac à l'intérieur. Mais question taille, il y a une nette différence ! Celui-ci est beaucoup plus élevé et pas question de descendre au bord du lac : la pente est trop abrupte ! Il est possible de faire le tour du cratère... Vive le vertige ! C'est très dur pour moi d'avancer là-haut, mais j'y parviens quand même ! Au fond, la couleur de l'eau est magnifique : c'est le violet qui prédomine sur les bords, puis le jaune et au milieu tout est bleu turquoise...

Il y a encore d'autres marmittes de boue derrière, et également des cours d'eau "normale" entourés de verdure...

Toute cette marche nous a exténués. Nous décidons de trouver notre hôtel. Nous prenons 2 auto-stoppeurs en chemin et les déposons à Reykjalid. Pas de trace de notre hôtel, pourtant indiqué dans la région de Myvatn ! Au point Information on nous indique qu'en fait, c'est à 45 km d'ici (passe encore) vers... Akureyri ! C'est de là que nous arrivons ! Il faut donc refaire la route et reprendre notre "piste"... Heureusement, lorsque nous arrivons une bonne surprise nous attend : il y a une piscine dans l'hôtel. Aussitôt installés, nous nous précipitons donc vers la piscine (A. met quand même quelques paniers dans la salle de sport avant!). Comme indiqué, il faut se laver entièrement nu avant d'enfiler son maillot. Nous nous retrouvons donc dans une eau à 30°C, dehors, alors qu'il fait environ 11°C !!! C'est génial ! Et avec le paysage autour, c'est encore mieux... Nous prenons le dîner au restaurant. C'est très bon et ça fait du bien d'avaler un vrai repas !

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