Islande

Une expérience à partager...

Je suis allée en Islande à l'occasion de ma lune de miel en août 2003. J'ai été tellement touchée par cette île magnifique et mystérieuse que je n'ai qu'une idée en tête : y retourner ! Evidemment, il faudrait que je me mette à jouer au loto pour espérer me payer une nouvelle fois un séjour sur ce petit bout de terre... Il y a aussi la solution rationnelle (faire des économies), mais là, ce n'est pas trop la spécialité de la maison !!! Alors, je dévore les bouquins traduits en français (sagas, romans, livres pour enfants), j'apprends quelques rudiments d'islandais, j'essaye de traduire les chansons de Björk,... Récemment, je me suis replongée dans mon journal de bord. Et tout à coup, je me suis retrouvée sur mon île volcanique. Alors je me suis dit : "Tiens, ça peut p'têt intéresser quelqu'un tout ça ! Une personne passionnée comme moi voudrait peut-être partager cette expérience..."

Alors c'est parti, je me lance ! Bon voyage !

Dimanche 3 août 2003

Nous arrivons enfin en Islande après un retard d'avion de 2 heures. Nous survolons la côte sud et nous découvrons un petit échantillon de ce qui nous attend en bas : c'est d'abord un glacier qui nous saute aux yeux, puis les côtes noires et déchirées ; ensuite viennent les champs et les habitations éparpillées qui nous paraissent minuscules ; enfin nous découvrons un nombre impressionnant de cours d'eau dont certains sont immenses.

Nous amorçons la descente sur Keflavik : l'aéroport n'est pas très grand, mais il est entouré de terrains sans fin qu'il partage avec l'aéroport militaire. Nous changeons notre monnaie et nous retrouvons avec 67000 couronnes islandaises ! Nous récupérons nos (lourds et nombreux) bagages et sortons sans problème, malgré la nourriture que nous avons ramenée de France : à vrai dire, nous sommes dimanche, il est 17 heures, et les responsables n'ont pas l'air d'être intéressés par ce que nous voulons déclarer !

Nous nous retrouvons dans l'entrée où nous n'entendons encore que des voix françaises. Les groupes se forment autour des guides qui les attendent avec un petit panneau à la main. Malheureusement, personne ne semble être là pour nous. Après quelques minutes, nous nous décidons à interroger une islandaise qui tient un guichet dans le hall d'entrée. Juste à ce moment, un guide réapparaît ; il s'était apparemment occupé d'un groupe avant de s'occuper de nous. Il nous emmène dans un minibus et nous distribue tous les papiers nécessaires. Premier soulagement : nous comprenons à peu près ce qu'il nous raconte !

Il nous emmène ensuite à l'entrée de Reykjavik (à une cinquantaine de kilomètres de l'aéroport), dans une guesthouse charmante. En fait, il s'agit presque d'un hôtel : il y a de grandes chambres, un coin télé-salon et des sanitaires communs (douche+toilettes+lavabos). Exténués, nous nous allongeons et dormons environ 1h30.

Quand nous nous réveillons (vers 20h30, 21h), nous décidons d'aller explorer Reykjavik. Nous sommes assez éloignés du centre ville, mais tant pis ! Nous avons un petit plan, mais nous nous repérons facilement grâce à l'église qui s'élève en plein centre. Depuis le chemin que nous empruntons, il y a une vue magnifique et irréelle de Reykjavik : on aperçoit juste derrière les maisons une immense montagne noire au pied de laquelle il y a de la fumée... Il fait très beau, la vue est dégagée et la lumière est douce et feutrée...

Nous nous dirigeons vers la mer. Tenaillés (!) par la faim, nous nous décidons à manger dans un petit snack local AKTU TAKTU. Le premier contact avec les Islandaises est plutôt agréable. Leurs sandwiches sont plutôt bons. Il y a des carafes d'eau avec glaçons à côté des habituelles serviettes et pipettes de nos MacDo ou Quick. On peut se servir à volonté.

En sortant, le temps s'est rafraîchi. Malgré cela, nous allons découvrir l'église et repérer la Guesthouse Aurora. Il est déjà tard et nous ne voulons pas déranger la propriétaire. Nous reprenons donc le chemin de la Guesthouse Duna. Le soleil se couche lentement...

Lundi 4 août 2003


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Ce matin nous devons prendre possession de notre voiture. Nous nous tenons prêts pour 8h30, mais notre "chauffeur" arrive presque 1 heure plus tard ! Nous l'excusons facilement car apparemment il a dû récupérer d'autres personnes avant nous, et c'est le week-end des commerçants : normalement tout est fermé pendant 3 jours... Il nous emmène à la périphérie de Reykjavik et nous découvrons une bonne surprise : nous avons une voiture plus grande que prévu ! Ce n'est pas plus mal car il faut caser tous nos sacs. Une fois les clefs en main, il nous faut un peu de temps pour nous familiariser avec la signalisation routière... Quelques tâtonnements pour sortir de Reykjavik, et c'est parti !

Nous nous dirigeons vers Hveragerdi. Nous commençons à monter un peu en altitude. Un peu avant le village nous nous arrêtons sur un petit promontoire d'où nous avons un beau point de vue : le village en contrebas, les montagnes sur notre gauche avec leurs étranges fumées et leurs petites cascades, et à droite la mer. C'est magnifique !

Par contre, le soleil est encore caché et le vent qui souffle est glacial... Je me retrouve habillée comme en plein hiver : 2 pulls, 1 manteau, 1 bonnet et 1 paire de gants !!! Quel look ! Puis nous descendons vers le village et nous dirigeons vers Selfoss pour faire nos premiers achats : 1 bouteille de gaz et 3 bouteilles d'eau islandaise ! Nous en profitons pour jeter un coup d'oeil à l'église de l'autre côté du pont et nous constatons que le courant est très fort !

Après cette petite liberté prise dans notre programme, nous suivons les conseils du roadbook et nous nous dirigeons vers Kerid. C'est un cratère qui renferme maintenant un petit lac. Il y a peu de touristes à cet endroit et nous prenons notre temps pour apprécier ce paysage splendide. Nous descendons au bord du lac par un petit chemin et A. aperçoit des poissons et des algues dans l'eau transparente. C'est un petit coin apaisant dans un cadre plutôt désolé...

Enchantés, nous poursuivons vers Geysir. En chemin, nous croisons un panneau indiquant un site à visiter : il s'agit d'une petite cascade. Nous décidons de manger ici mais suite à un problème avec la bouteille de gaz, nous repartons le ventre vide...

C'est vite oublié lorsqu'on aperçoit le jaillissement de Strokkur en arrivant en voiture. Là encore nous prenons notre temps pour savourer cet instant magique. Quand Strokkur jaillit, le bruit est impressionnant.

On voit l'eau retomber puis réintégrer le trou qui s'était vidé. Bientôt l'eau remonte et se gonfle de temps en temps jusqu'à exploser de nouveau. On dirait une casserole géante !

Nous allons également voir le grand-père Geysir qui est endormi. Il est au moins trois fois plus grand que Strokkur et nous ne pouvons pas nous approcher très près : le périmètre de sécurité est beaucoup plus large et nous laisse imaginer la puissance du jaillissement !!!

Nous retournons vers Strokkur pour essayer de faire une photo ; à ce moment une pauvre touriste bien sagement assise sur un banc se fait arroser par les retombées d'eau : le vent lui a joué un mauvais tour ! Puis nous allons acheter quelques cartes postales. Le vendeur est tout étonné que nous lui disions bonjour en islandais... Du coup, lorsque nous repartons il nous lance certainement une formule de politesse en islandais... que nous ne comprenons pas ! Mais ce n'est pas grave, c'est génial !

Nous reprenons la route, direction : Gullfoss. Depuis le parking, nous apercevons un véritable nuage de fumée... en fait, c'est de l'eau : le k-way va nous être bien utile ici. La chute est énorme ! et nous pouvons nous approcher assez près. Les forces de la nature nous sautent aux yeux, tout est démesuré et nous nous sentons tout petits.

Fatigués par tant d'émotions nous reprenons la route vers le parc national de Thingvellir. Là, nous faisons notre première expérience de la piste islandaise ! Jusque là nous étions restés sur la route goudronnée (n°1). Nous sommes désormais sur la route (?!) n°365 qui non seulement n'est pas goudronnée mais également pas droite du tout: nous montons le col de Lyngdalsheidi !!! Après cette épreuve (!) nous sommes totalement exténués (surtout A.) et nous nous contentons d'observer le parc depuis la voiture. Nous apercevons tout de même les larges failles qui traversent le sol... Une fois de plus c'est impressionnant !

Un long chemin nous attend encore puisque nous décidons de longer le fjörd Hualfjördur au lieu de prendre le tunnel qui nous permet de l'éviter. Nous roulons donc au bord de l'eau pendant plusieurs kilomètres dans une atmosphère assez étrange : le ciel est bas et sombre, il y a de grandes montagnes tout autour de nous et les rares autochtones que nous rencontrons sont les moutons ! Nous passons devant de grosses cuves qui défigurent le paysage : apparemment ce sont des réserves de pétrole. Enfin nous atteignons la côte et le ciel s'éclaircit. Nous avons même droit à de beaux rayons de soleil pour longer le Borgafjördur et traverser le pont jusque Borgarnes. Nous nous arrêtons pour prendre de l'essence : nous avons déjà fait plus de 300 kilomètres ! Le gérant est très sympathique : il nous aide à choisir notre bouteille de gaz, puis nous offre le pain (parce que selon lui il date de la veille) et enfin, il nous manque 100 couronnes pour faire l'appoint, mais il nous dit que ce n'est pas grave et nous laisse partir ! La gentillesse islandaise nous surprend : nous ne sommes pas habitués en France !

Nous pensions dormir à Borgarnes même, mais nous découvrons que l'hôtel est encore à une trentaine de kilomètres d'ici ! Nous reprenons donc la route et nous retrouvons de nouveau dans un paysage de film : d'immenses étendues de lave recouverte de mousse verte, d'un vert très pâle.

C'est sur cette route que j'aperçois sur une pierre une petite maison peinte en rouge... certainement une maison d'elfe !!! Nous nous retrouvons dans la montagne. L'hôtel est à Bifröst, autant dire au milieu de nulle part ! Nous nous rendons compte que c'est une école aménagée en hôtel pour l'été : il y a les photos des élèves par promotion depuis 1955 ! Nous nous amusons bien à comparer les différentes modes... Les années 70 marquent particulièrement A. qui se fait un copain du nom de Palmi !!! TERRIBLE ! Il est tard et le restaurant ferme bientôt... Nous prenons notre matériel de campement et nous offrons un petit repas champêtre à côté du terrain de foot. La nourriture déshydratée n'est pas terrible et l'eau met un temps monstre à chauffer mais nous sommes affamés et le paysage est tellement beau ! Sur le terrain, des enfants (garçons et filles) jouent au foot. Un d'entre eux porte le maillot de Pirès ! D'un seul coup, nous entendons un grand "Magnifique" crié par un garçon qui vient de marquer un but. Transis de froid, nous rentrons faire notre petite vaisselle. Puis nous nous décidons à écrire quelques cartes postales : encore une grande partie de rigolade. La carte destinée à Henri est une grosse farce ! La télé marche à côté de nous... Nous allons enfin nous coucher. Malgré la présence d'un ronfleur dans la chambre d'à côté, nous nous endormons sans aucune difficulté !

Mardi 5 août 2003


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Nous quittons Bifröst vers 9h00. Nous devons monter plusieurs cols et longer 3 fjörds. Nous nous arrêtons une dizaine de kilomètres plus loin pour photographier un site magnifique : la route traverse une sorte de désert de mousse verte baigné par les rayons du soleil et au loin s'élèvent 2 ou 3 montagnes au sommet desquelles on peut voir de la neige... une jolie cascade vient agrémenter cela : rien à ajouter !

Nous reprenons la route pour une bonne heure et nous nous arrêtons à Blönduos. Première étape : la poste où nous achetons quelques timbres de collection. Puis nous garons la voiture au bout du port et nous montons à pied vers un point de vue terrible. Nous surplombons le fjörd, en face l'autre rive est noire, l'eau est d'un bleu pur et le vent nous fouette le visage.

Trois chevaux viennent à notre rencontre mais ils se rendent vite compte que nous n'avons rien à leur proposer ! Au retour, ils nous ignorent royalement !

Nous repartons pour un long trajet. Nous ratons Vidimyri (route trop "galet-euse" ) et nous cafouillons un peu avant de trouver le musée architectural de Glaumbaer. On peut y visiter les maisons en tourbe recouvertes d'herbe. Les Islandais ont le goût du réalisme : ce sont de vrais jambons qui sèchent à l'air libre dans le cellier !!!

Enchantés et malgré les galets, nous décidons de retrouver Vidimyri, sans regret ! Il s'agit d'une petite église, elle aussi construite en tourbe et recouverte d'herbe : elle est toute mignonne.

Nous décidons d'y pique-niquer. Nous n'avons pas de chance car 2 cars de touristes arrivent successivement... Mais ils repartent vite et le soleil se lève. Une petite rivière coule juste à côté de nous... A. s'essaye au dessin pendant que je me mets à écrire. Moment de détente très apprécié !

Mais il faut reprendre la route pour une longue étape : 100 kilomètres dans les montagnes jusqu'à Akureyri... Mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Le ciel s'assombrit mais il ne pleut pas. La ville est assez grande et nous ne trouvons pas notre hôtel Edda : nous nous réfugions à l'office du tourisme... Après quelques détours (travaux) nous trouvons enfin et nous nous installons. Nous ressortons immédiatement pour une longue marche à pied. La rue commerçante est déserte : les magasins sont presque tous fermés. Les restaurants sont peu nombreux, peu attrayants (pas vraiment de spécialités) et plutôt chers. Suivant les recommandations du dépliant de l'office tourisme, nous allons vers le vieux port... qui est plutôt triste et pauvre. Mais deux petites filles nous accostent pour nous offrir des petites bougies qu'elles ont elles-mêmes décorées. Elles écarquillent les yeux quand on leur dit que nous sommes Français. Moment magique...

Puis nous nous mettons à la recherche du marchand de glace Brynja conseillé par une Islandaise sur Internet avant notre voyage. A. explique notre venue et il prend 1 litre de glace au chocolat ! Du coup, la vendeuse nous offre 2 petits pots de dégustation... Nous nous asseyons au bord de l'eau pour déguster notre dessert puis nous rentrons doucement à l'hôtel : une séance de cartes postales et la préparation du lendemain nous y attendent !

Mercredi 6 août 2003


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Nous quittons Akureyri sous un épais brouillard qui s'épaissit encore lorsque nous traversons les montagnes. La route est assez longue et sinueuse jusqu'aux chutes de Godafoss. Là encore le spectacle est fabuleux. La puissance de l'eau est incroyable. Toutes les roches sont sculptées jusqu' à être transformées en sable à quelques endroits. Nous prenons encore de nombreuses photos.

Puis nous repartons pour quelques dizaines de kilomètres en direction du lac Myvatn. Encore peu de villages... Une nouvelle fois la route islandaise nous joue un tour. Cette fois, elle est en pleins travaux. Le début est praticable : il s'agit d'une sorte de sable marron ou d'une terre très friable qui fait que nous dégageons un énorme nuage de poussière. Puis, ça se corse ! Ce sont maintenant de gros cailloux. Nous hésitons : peut-être nous sommes-nous trompés de direction ? Un gros bulldozer est arrêté au milieu de la route. D'un seul coup un van Toyota nous passe devant et s'engage sans hésiter. Nous le suivons, il emprunte une piste plus douce située à côté de la route. Nous arrivons près des engins de chantier et le van s'arrête : ce sont des ouvriers qui en descendent ! Nous avons suivi un camion de chantier ! Tout confus, nous demandons à l'un d'entre eux si nous pouvons continuer : pas de problème ! En fait, ça leur semble normal... Nous sommes morts de rire !

Enfin nous récupérons la route normale goudronnée avec des marquages au sol. Et d'un seul coup, nous entendons comme des gouttes de pluie sur la pare-brise... Mais il ne pleut pas : ce sont les moucherons qui viennent s'écraser sur la voiture ! Ils sont très nombreux autour du lac Myvatn... Nous nous arrêtons à Skutustadir pour observer les pseudo-cratères.

Dès que nous sortons de la voiture, les moucherons nous assaillent ! C'est insupportable. Certaines personnes portent des casques avec des filets pour s'en protéger... Ce ne nous empêche pas d'admirer le paysage toujours aussi surprenant et magnifique.

Nous longeons ensuite le lac et nous découvrons un site extraordinaire : d'un côté il y a des champs de lave, de l'autre le lac entouré de verdure ! En plus, depuis que nous avons atteint le lac, les nuages ont disparu et il fait un temps splendide.

En continuant sur la route, nous apercevons au loin le volcan Hverfjall. C'est une véritable masse noire qui envahit le paysage ! Peu de temps après, nous passons par Reykjalid qui nous paraît peu intéressante. Nous préférons continuer : nous sommes pressés de découvrir la boue bouillonnante de Namaskard... Avant d'y arriver, nous apercevons les étranges montagnes ocres d'où s'élèvent par endroits des nuages de vapeur. Et au détour d'un virage, après une grosse usine bruyante et fumante, nous découvrons une étendue d'eau d'un blanc laiteux où se baignent quelques personnes ! Nous nous arrêtons. Apparemment, l'endroit n'est pas surveillé et il est bien précisé qu'on se baigne à ses risques et périls ! Nous nous contentons donc d'observer et de prendre quelques photos... L'odeur de soufre est très présente mais encore supportable. La pression de l'eau qui sort de l'usine sous forme de vapeur produit également un bruit terrible. Dans un petit coin de "l'étang" on entend un gros glougloutement : c'est de l'eau qui bout et à proximité, la terre bouge...

Nous repartons vers Namaskard, et là, le paysage est vraiment irréel ! Les couleurs sont fantastiques, de la vapeur d'eau sort du sol, le bruit est toujours là et l'odeur cette fois est insupportable ! Quel contraste avec la montagne d'en face, très verdoyante ! La boue glougloute partout... Nous en prenons plein les sens !

En face, on nous indique la caldera de Krafla. Nous pique-niquons près d'une rivière (dont l'eau est tiède) et de 3 moutons, toujours sous le soleil.

Avant d'arriver au volcan, nous passons devant une usine géothermique avec ses gros tuyaux bruyants qui courent le long des pentes.

Nous garons la voiture et nous engageons à la découverte de la caldera... Nous voyons beaucoup de marcheurs revenir, mais nous ne savons absolument pas ce qui nous attend derrière cette colline. Nous traversons un champ de lave. Puis nous atteignons un nouvel espace de marmittes de boue bouillonnante. Du noir et gris de la lave, nous sommes donc passés au jaune, blanc et orange... Le chemin continue et monte. D'un seul coup, nous nous retrouvons sur un champ de lave beaucoup plus noir que le précédent : il doit provenir de la dernière éruption.

Nous suivons donc le sentier qui chemine sur la lave et nous nous rendons compte qu'elle fume par endroits...

Tout est silencieux, nous entendons simplement les oiseaux qui volent au-dessus de nous. C'est un paysage vraiment étrange et nous trouvons fascinant de n'être entourés que de lave ! En redescendant vers la voiture nous ne pouvons que constater l'étrange contraste entre le noir de la lave et le vert de l'herbe qui pousse juste à côté...

Puis nous montons d'un cran encore et nous arrivons devant un nouveau cratère. Apparemment, il ressemble à celui de Kerid : il y a un lac à l'intérieur. Mais question taille, il y a une nette différence ! Celui-ci est beaucoup plus élevé et pas question de descendre au bord du lac : la pente est trop abrupte ! Il est possible de faire le tour du cratère... Vive le vertige ! C'est très dur pour moi d'avancer là-haut, mais j'y parviens quand même ! Au fond, la couleur de l'eau est magnifique : c'est le violet qui prédomine sur les bords, puis le jaune et au milieu tout est bleu turquoise...

Il y a encore d'autres marmittes de boue derrière, et également des cours d'eau "normale" entourés de verdure...

Toute cette marche nous a exténués. Nous décidons de trouver notre hôtel. Nous prenons 2 auto-stoppeurs en chemin et les déposons à Reykjalid. Pas de trace de notre hôtel, pourtant indiqué dans la région de Myvatn ! Au point Information on nous indique qu'en fait, c'est à 45 km d'ici (passe encore) vers... Akureyri ! C'est de là que nous arrivons ! Il faut donc refaire la route et reprendre notre "piste"... Heureusement, lorsque nous arrivons une bonne surprise nous attend : il y a une piscine dans l'hôtel. Aussitôt installés, nous nous précipitons donc vers la piscine (A. met quand même quelques paniers dans la salle de sport avant!). Comme indiqué, il faut se laver entièrement nu avant d'enfiler son maillot. Nous nous retrouvons donc dans une eau à 30°C, dehors, alors qu'il fait environ 11°C !!! C'est génial ! Et avec le paysage autour, c'est encore mieux... Nous prenons le dîner au restaurant. C'est très bon et ça fait du bien d'avaler un vrai repas !

Vendredi 8 août 2003


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Cette fois, nous quittons pour de bon cet hôtel... Dommage, nous y étions très bien ! Direction Husavik. Nous repassons devant le drôle de musée d'Ysafell (?) avec tous ces véhicules en exposition !!!

Husavik est un village très mignon niché dans un fjörd avec les montagnes enneigées en toile de fond. Nous visitons d'abord l'église (chauffée !), puis le musée (un peu fourre-tout), la bibliothèque située au même endroit et la librairie où nous pouvons admirer une jolie petite demoiselle qui apparemment adore faire du vélo !

En sortant de la ville nous empruntons une petite route qui nous permet de profiter d'un très beau point de vue sur l'île de Lundey. Après, plus rien ! L'horizon n'est plus du tout bouché. Là, nous voyons aussi une espèce de vieux camion entouré de bassins d'eau chaude... un panneau indique que c'est pour les personnes atteintes de psoriasis ou de maladies de peau... Terrible !

Nous reprenons la route vers la péninsule de Tjornes pour aller le plus près possible du cercle polaire.

Là nous découvrons un site fantastique et encore préservé. L'eau est pure et transparente : nous pouvons y voir des algues et des méduses. Tout est silence. Il n'y a que le vent et les cris des oiseaux. D'un seul coup, nous apercevons 1 macareux, puis 2, 3,... Nous essayons d'en prendre quelques uns en photo.

L'étape suivante est Asbyrgi et le fer à cheval (canyon du cheval d'Odin). C'est joli mais moins exaltant car le site est très fréquenté par les touristes et les promenades manquent un peu de sel !

Nous quittons rapidement l'endroit et nous nous engageons sur la piste difficile qui mène aux chutes de Hollargilfoss, Dettifoss et Selfoss. Là encore nous en prenons plein les yeux. C'est géant !

Nous reprenons une route très fatiguante jusqu'à notre hôtel (essentiellement de la piste). Nous nous arrêtons entre temps à Egillstadir pour acheter un peu de nourriture à grignoter : un mélange de crème fraîche et de légumes (Voga idyfa med Kryddblöndu), des chips Maarud et des gâteaux secs Kanilsnudar (Kex smidjan).

Samedi 9 août 2003


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Aujourd'hui, c'est une journée un peu creuse... Evidemment, nous avons toujours en toile de fond les magnifiques et nombreux paysages islandais : des montagnes noires qui passent sans prévenir au vert, des sommets enneigés dont le pied tremps tranquillement dans l'eau des fjörds, des pentes douces et vallonées qui deviennent abruptes et l'eau qui change perpétuellement de couleur, passant du bleu marine ou bleu turquoise, au marron ou au gris.

Mais la route est assez longue et difficile : nous passons pas mal de cols (dont le dernier avant d'arriver à Höfn descend à 16%). Heureusement le fait de monter dans les nuages une fois de temps en temps, d'apercevoir un petit arc-en-ciel, de pourchasser quelques moutons sur la route en les klaxonnant ou tout simplement de trouver une petite chute d'eau cachée nous suffit !

Ce matin nous nous arrêtons à Fraskrudsfjordur. C'était le fjörd des marins français à l'époque de la grande pêche. En effet quand nous arrivons, le drapeau français côtoie le drapeau islandais et le nom des rues est écrit dans les deux langues. Nous visitons le petit musée qui est fort sympathique et où nous apprenons plein de choses. Une vidéo passe en boucle : elle a été réalisée par une université bretonne et on peut y entendre la Paimpolaise... Ca fait du bien d'entendre parler français !

Avant ce village, nous sommes passés par un petit groupe de fermes particulièrement gaies (Grimnes ?) : les plastiques recouvrant les ballots de paille sont peints de toutes les couleurs, il y a deux petites chaises d'un rouge pétant sur le bord de la route et sur la rive, bien en évidence, trône un WC rempli de fleurs ! Très sympa ! Nous longeons les autres fjörds sans nous arrêter. Arrivés à Djupivogur, nous trouvons un petit coin pour manger sur le port face à la jetée. Mais le brouillard nous empêche d'avoir la belle vue panoramique sur le fjörd que nous attendions... Nous repartons donc pour une longue traite jusqu'à Stockksnes où malheureusement, une fois encore, ce qui était annoncé n'est pas là : au lieu de glaçons, ce ne sont plus que des déchets divers et des ballots de paille qui restent de la fonte du glacier. Tant pis ! Ce petit détour nous a permis de découvrir une étrange maison abandonnée dont l'entrée est signalée par une statue rouge de viking... Etrange !

Avant Höfn, nous décidons de trouver notre hôtel : il est à Nesjahverfi et nous le trouvons très facilement pour une fois ! Une fois les bagages descendus nous nous rendons à Höfn pour faire un plein d'essence et quelques achats chez Kronan. La ville n'est pas très jolie, et, samedi oblige, tout est fermé. Nous rentrons donc pour terminer nos envois de cartes postales, manger et repérer le chemin déjà parcouru. Malheureusement une mauvaise nouvelle nous tombe dessus : la responsable de la Gesthouse Aurora n'a pas reçu notre confirmation et nous n'avons donc pas de logement pour les 5 jours que nous passons sur Reykjavik... Nous sommes très déçus, mais nous allons certainement trouver autre chose. Nous allons bien dormir en pensant aux icebergs de demain !

Dimanche 10 août 2003


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Hier nous avons bien vu que nous n'étions plus très loin du Vatnajökull, mais nous ne nous en rendions pas compte à cause du ciel très bas... Ce matin, à peine avons-nous fait quelques kilomètres que nous apercevons en face de nous une langue glacière... Il s'agit du Hoffellsjökull. Nous empruntons une piste qui semble mener à son pied, mais elle est fermée par une barrière à mouton et un panneau nous indique que nous nous y aventurons à nos propres risques et périls... Nous faisons donc demi-tour et nous nous contentons d'observer et de prendre des photos de loin.

Nous arrivons assez rapidement au Jökulsarlon. Il est tôt mais il y a déjà beaucoup de monde ! Pourtant les gens sont très silencieux et on n'entend que les cris des oiseaux et le bruit de la chute d'eau située un peu plus loin, de l'autre côté du pont. C'est étrange car c'est plus bruyant que je l'imaginais. Nous ne nous rendons pas vraiment compte de la taille des icebergs et nous nous approchons d'un côté du lac.

Nous ne le savons pas mais il s'agit du point de départ et d'arrivée des bateaux qui mènent les touristes au milieu des icebergs. Nous voyons arriver un homme en cuissardes monté sur un quad : il vient s'assurer que ce petit coin d'eau n'est pas envahit de gros glaçons... Il en tracte un avec son petit véhicule : il avait l'air minuscule mais il met beaucoup de temps à le sortir de l'eau et en fait, il fait au moins 80 cm de haut ! Au loin, nous voyons apparaître le bateau de touristes précédé par un zodiac qui se charge de dégager la voie... Enfin le bateau s'approche de la rive et monte sur le bord : il a de grosses roues... c'est assez impressionnant et même rigolo !

Un deuxième arrive un peu après. Et un troisième se prépare à partir. A chaque fois, un zodiac est envoyé en éclaireur. Les précautions prises viennent renforcer ce que nous avons lu : le lac est considéré comme très dangereux et avant, les hommes préféraient traverser le glacier à pied que de s'aventurer dessus ! Nous revenons sur nos pas, prenons quelques photos souvenirs.

Ensuite nous suivons le courant jusqu''à une première chute d'eau, puis une seconde où à chaque fois de gros icebergs viennent boucher le passage. Ici la puissance de l'eau contraste avec le calme du lac et explique le bruit qu'on entendait au départ.

Puis l'eau du lac rencontre celle de l'océan et la marée fait échouer plein de petits icebergs sur la plage. Encore une fois, séance souvenir...

Nous daignons enfin partir et quitter ce lieu magique... Il faut dire que nous sommes un peu trempés : à l'approche des icebergs, une sorte de pluie fine se dégage... Condensation ? Rencontre de l'eau douce et de l'eau salée ? Mystère !!!

Sur la route nous continuons de voir se succéder les langues de glacier. Enfin, nous trouvons une piste potable. Elle se glisse entre le Svinafelljökull et le Skaftafellsjökull... Nous voyons les langues de plus en plus près... et nous finissons par arriver au pied du Svinafelljökull. C'est étrange ! L'eau ruisselle de partout et l'épaisseur de glace paraît immense ! En fait, la glace n'est pas blanche : elle est noire à certains endroits (cendres ?), puis tapie de déchets (gravillons, cailloux, rochers) ou bleue aux endroits les plus "propres"... On aperçoit au loin des personnes qui sont sur la glace ! Impossible de faire comme eux : nous sommes sur la montagne d'en face et surtout absolument pas équipés pour ce genre d'acrobatie... A. réussit quand même à me faire faire un peu d'escalade. Nous repartons un peu rêveurs et nous arrêtons sur la piste pour prendre quand même en photo la seconde langue. C'est reparti pour 2 km jusqu'au parc national de Skaftafell. Ici nous pique-niquons, moi déguisée en El Gringo de Jacques Vabre à cause de la pluie ! Vive le hachis parmentier en poudre ! Nous découvrons également la passion d'un petit Islandais pour les bus et leur klaxon. Puis nous partons pour une ballade à pied afin de découvrir de nouvelles chutes : Hundafoss, Magmisvarfoss, Svartifoss. La dernière est particulièrement belle car elle est entourée d'orgues basaltiques. Nous montons encore un peu jusqu'à un point de vue qui nous permet de voir les 2 langues qui entourent Skaftafell (Mosarjökull et Skaftafellsjökull) ainsi que les lagunes de sable noir de Sküdararsandur qui s'étendent très loin jusqu'à l'océan. Nous redescendons trempés par une forte pluie (malgré nos magnifiques ponchos ! ) Ayant épuisé nos ressources vestimentaires et physiques, nous décidons de nous rendre déjà (16h30) à notre logement. Il est près de Fagurholmyri, à Litla Hof. C'est une dame qui nous accueille. Elle nous indique un joli petit chalet très bien équipé (kitchenette, télé ). Il y a quelques jolies maisons et une église à voir de près. Mais avant, nous décidons de ré-organiser nos sacs : nous rendons déjà la voiture demain soir...

Jeudi 7 août 2003


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Ce matin, nous prenons notre temps après le petit-déjeuner jusque midi. Nous décollons enfin sans trop savoir où aller : nous avons l'impression d'avoir fait tout ce qu'on pouvait faire autour du lac Myvatn. Nous allons donc voir la petite église de Ljosavatn avec sa croix jaune. Puis nous en cherchons désespérement une à Laugar... Nous reprenons la piste (les travaux ont un peu avancé! ). Au lieu d'attaquer le lac par le sud, ce sera par le nord.

Nous nous arrêtons à un point de vue et nous nous retrouvons de nouveau face au cratère noir et imposant du Hverfjall : nous décidons d'aller le gravir. Le temps de demander l'accès à une charmante demoiselle (en fait nous l'avions vu, mais nous n'osions pas ouvrir la barrière à moutons ! ) et nous y sommes ! Nous remarquons un sentier de randonnée qui amène jusqu'à Grjotagja, une grotte remplie d'eau chaude. C'est décidé : nous en profiterons pour nous échauffer avant de monter sur le cratère. Sur le chemin, il n'y a presque rien autour de nous, à part des rochers de lave et cette espèce de sable noir qui semble également constituer le volcan. Il y a aussi quelques bouleaux qui réussissent à s'élever un peu du sol, souvent par bouquets. Nous arrivons : en fait, la grotte existe grâce à une cassure dans le sol. L'eau y est totalement transparente et A. voit de petites algues. Il y a par endroits des reflets bleus : C'est très joli !

Le chemin du retour nous permet de ne pas perdre le rythme... car c'est une sacrée ascension qui nous attend : la pente est raide ! Quand nous arrivons en haut, je suis complètement essouflée mais la vue est superbe : nous avons la totalité du lac Myvatn sous les yeux. C'est impossible de retranscrire cela, même en photo ! Nous apercevons également la faille dont nous revenons, et la montagne ocre qui annonce les solfatares. A l'intérieur du cratère, il y a une sorte de pyramide qui nous paraît petite, mais lorsque nous apercevons à son sommet des personnes aussi petites que des fourmis, nous réalisons qu'elle doit être assez haute ! Nous entamons le tour du cratère. Arrivés à peu près au milieu du trajet, la descente dans le cratère s'adoucit. A. aimerait y aller. Je ne suis pas très partante... mais nous finissons par descendre ! Ca n'est pas évident : le sol est sablonneux et il nous arrive souvent de glisser... Arrivés en bas, nous remarquons encore une fois combien nous sommes petits face à la nature ! Des gens sont passés là avant nous, ils ont laissés en cailloux des messages d'amour en lettres majuscules géantes. Nous avançons vers la "petite" pyramide et commençons à la gravir, mais je laisse A. continuer seul et je me repose, assise sur un gros rocher. La remontée s'avère beaucoup plus difficile et nous devons faire plusieurs pauses pour reposer nos jambes et reprendre notre souffle !

Après cette grande promenade de 2 heures, nous retournons vers Reykjalid pour visiter une seconde grotte d'eau chaude (Storagja). Elle est moins intéressante car on ne peut pas atteindre l'eau. Par contre, on se rend bien compte de la fissure, les rochers tenant en quelque sorte en équilibre les uns sur les autres... Il commence à pleuvoir et nous commençons à rentrer vers l'hôtel (65 km nous attendent encore), mais d'un seul coup, nous apercevons le panneau indiquant Dimmuborgir.  Nous faisons encore un peu de marche et même un peu d'escalade pour observer d'étranges formations de lave dont certaine font penser à des arches. Très fatigués, nous reprenons le chemin de l'hôtel (et re-piste ! ) pour nous offrir de nouveau un bon repas au resto, avec en prime un bon dessert ! Nous discutons un peu avec la réceptionniste avant d'aller nous coucher : elle est très gentille !

Lundi 11 août 2003


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Ce matin nous partons un peu plus tôt que d'habitude car nous avons beaucoup de route à parcourir et nous devons rendre la voiture avant 18h. C'est un peu dur car la veille nous avons sympathisé avec Beate et Daniel, deux allemands, ainsi qu'avec deux françaises qui sont arrivées assez tard... Nous déjeunons à la ferme et pouvons ainsi découvrir la décoration plutôt kitsch de la maison. Nous nous arrêtons d'abord à Kirkjubaejarklaustur mais il est trop tôt, tout est fermé. Nous apercevons juste l'église qui a été reconstruite en l'honneur du pasteur Jon Steingrimson. Nous repartons donc pour Vik. Nous traversons l'Eldhraun, une coulée de lave de 60 km de long sur 23 km de large... Il pleut... C'est un paysage sinistre ! Nous nous approchons du pont qui a été arraché par la coulée de boue de 1996 et dont les 2 côtés torsadés gisent sur le sol. Il y a beaucoup de marais et de courants d'eau très puissants. A Vik, nous postons nos dernières cartes postales. Nous montons jusqu'au cimetière d'où nous avons une très belle vue sur les pierres basaltiques qui s'élèvent près de la falaise, dans la mer. C'est un village très mignon et le cimetière est reposant. Conquis par le calme et la beauté du coin, nous décidons de nous arrêter de l'autre côté de la montagne à Reynir puis Dyrholaey. A Reynir nous marchons jusqu'à la plage de sable noir et nous arrivons au pied de la falaise où se trouvent des orgues basaltiques. La mer est juste à côté de nous et la marée est très forte... Encore un souvenir magique ! Juste en face, il y a le phare de Dyrholaey. Mais nous ne pouvons pas y aller à pied : un bras de mer sépare les deux lieux, nous devons reprendre la route. Nous arrivons en fait dans une réserve protégée où nous pouvons à nouveau voir des macareux. On découvre également de belles arches sous lesquelles passe la mer. Un petit rayon de soleil vient nous éclairer juste à ce moment. Nous nous sentons bien, calmes et détendus ! Nous reprenons la route et décidons, par manque de temps, de zapper Skogar et sa chute d'eau : nous préférons nous rendre à celle de Seltjaland (il paraît qu'on peut passer derrière !). Nous cafouillons un peu avant d'y arriver mais nous finissons tout de même par la trouver. Et effectivement, nous passons derrière : la cavité rocheuse amplifie le bruit de la chute, et d'aussi près nous pouvons constater la puissance de l'eau lorsqu'elle atteint le bas... C'est assez impressionnant. A cause de la pluie, nous repoussons notre pique-nique qui pourtant aurait été très agréable à cet endroit, et repartons jusqu'à Hvolsvöllur. Après plusieurs tentatives pour trouver un endroit à l'abri de la pluie et du vent nous décidons de manger dans la voiture et achetons quelques cochonneries à grignoter dans un 10-11. Après cette petit pause, nous repartons pour arriver en une seule traite à Reykjavik. A partir de Selfoss, nous reconnaissons le chemin que nous avons emprunté le premier jour. Bizarrement, nous nous sentons un peu énervés à l'idée de revenir dans une grande ville... Nous sommes surtout contents de pouvoir encore profiter de l'Islande pour une semaine alors que nous aurions dû partir demain ! Nous nous débrouillons assez bien dans le trafic et retrouvons facilement la Guesthouse Duna où nous déposons tout notre bazar. Puis nous nous rendons chez Avis et rendons les clefs de notre voiture (un peu sale !) après avoir fait le plein d'essence. Deux jeunes garçons de l'agence nous ramènent aussitôt à la guesthouse. Il n'est pas encore 18h. Nous étions dans les temps et il ne s'est rien passé : nous sommes un peu soulagés. Nous repartons immédiatement en ville pour découvrir un quartier que nous n'avions absolument pas vu le soir de notre arrivée. C'est le quartier du lac Tjörnin. Là, la nature est présente et les maisons tout autour sont très jolies ! Un bol d'air pur en pleine ville. En nous aventurant un peu au-delà, nous trouvons un centre d'information dans la rue Bankastraeli qui est en travaux. Ensuite nous arrivons dans un petit square où sont exposées des photos de Yann-Arthus Bertrand. Le cadre est exceptionnel, les photos sont magnifiques et même le soleil est de la partie... Comme c'est agréable ! C'est l'endroit idéal pour retrouver nos deux Françaises de la veille... Elles sont contentes de leur séjour mais je les nargue un peu en leur rappelant que nous, nous restons encore ! Puis nous achetons une BD islandaise dans une librairie. A. se renseigne un peu et la vendeuse nous indique une autre librairie : Nexxus. Nous nous y rendons, cela nous permet de visiter une des deux rues les plus commerçantes de la ville. C'est sympa mais à cette heure tout est fermé ! Il commence à faire froid. Nous revenons sur nos pas et allons surfer 1/2 heure sur Internet à l'office du tourisme. Nous prenons quelques nouvelles de notre compte en banque et envoyons un ou deux messages... Tout va bien ! Nous rentrons tranquillement sous le soleil, nous avalons un petit bout et nous nous couchons pour une bonne nuit !

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